#40 - Le métier de journaliste - interview (2)
J'avais juste le réseau que je m'étais fait en faisant des stages.
H : Tu peux expliquer ce que c'est le “réseau” ?
L : Le réseau, c'est les personnes avec qui vous avez travaillé ou votre cercle d'amis… Tous les contacts que vous pouvez activer si vous avez besoin de trouver un boulot ou un appartement. Voilà quoi. C'est les différents cercles autour de nous qui font que parfois on a des bons plans qui peuvent ou pas surgir.
H : Donc c'est vrai, on dit “le réseau” ou “le carnet d'adresses” effectivement.
L : Donc du coup moi en journalisme je n'avais pas beaucoup de réseau, j'avais les gens que j'avais connus en stage mais chez Vanity Fair comme chez La Croix il n'y avait pas de possibilité d'embauche. Et du coup, je me suis retrouvée sans… j'ai fini mon stage, j'étais plus étudiante, j'avais plus le droit de faire de stage, et je n'avais pas trouvé de travail fixe. Donc je me suis mise à mon compte.
J'ai commencé à travailler en pigiste. Donc un pigiste, c'est un journaliste freelance qui travaille tout seul et puis qui contacte différents médias pour leur vendre des sujets et…
H : Et il écrit des “piges”.
L : Et il écrit des piges ouais. Je sais pas d'où ça vient d'ailleurs étymologiquement, il faudrait qu'on regarde. Et il écrit des piges. Donc un pige ça peut être un article, un reportage, une chronique. Le terme “pige” regroupe des formats assez variés. Et le journaliste est rémunéré à la pige donc il est payé à l'article, à l'unité. Et puis ça dépend de la longueur de l'article. Et puis en plus chaque média, pour compliquer la chose, chaque média a ses propres tarifs. Donc c'est très variable. Un article peut être payée 30 euros comme 200. Et c'est pas toujours corrélé à la difficulté qui a pu avoir lieu quand on a fait l'article ou à la prise de risques. C'est très variable.
H : Est ce que tu peux nous parler d'une journée type chez 20 Minutes, à quoi ça ressemble ?
L : Beaucoup de pauses café. Non mais… Alors, la journée type à 20 Minutes, elle commence… donc on arrive à la rédaction vers 9h, 9h30 (pour une journée classique) et dans la matinée on fait une réunion de rédaction. Donc les services de la rédaction se réunissent entre eux. Donc alors les services, il y a le service actualité auquel j'appartiens, il y a le service vidéo, il y a le service sport. Donc en fait en premier dans la matinée, les chefs de ces services se réunissent entre eux. Puis chacun réunit son service. Donc moi je me réunie avec tous mes collègues du pôle actualité. Et chaque journaliste dit son programme de la journée. Donc le journaliste économie annonce ce qu'il va faire dans la journée : quels articles il va faire, quels sujets il va suivre. Pareil pour le journaliste justice, le journaliste santé, etc. Chacun à tour de rôle. Et puis il y a aussi notre chef de service qui parfois nous impose un sujet parce que, voilà il y a des sujets parfois qui s'imposent et on n'a pas le choix, il faut que quelqu'un les traite. Et après quand on sort de cette réunion, normalement on sait ce qu'on fait de la journée, on sait quels sont nos objectifs. On sait si on doit faire un article ou 2 ou 0 et juste préparer des articles pour les jours à venir.
Et du coup, on sort de cette réunion, et puis en fonction de l'objectif qui a été fixé, soit on part en reportage quelque part (donc moi ça peut être partir à l'Assemblée nationale si je veux rencontrer des députés pour un article politique), soit on fixe des interviews téléphoniques, parce que c'est quand même… c'est quelque chose qu'on fait très souvent, des interviews téléphoniques parce que ça fait gagner du temps et que ça permet dans la journée d'avoir plusieurs interlocuteurs pour nourrir un article, soit on part rencontrer des sources. On peut déjeuner avec une source, prendre un café avec une source selon une source source. C'est vrai le terme paraît peu mystérieux mais une source.
H : Qu'est-ce que c'est “une source” ?
L : Une source, c'est… bon en vrai le terme paraît un peu mystérieux mais une source, c'est quelqu'un qui est utile aux journalistes parce que c'est quelqu'un qui a des informations sur un sujet qui intéresse le journaliste. Et du coup, c'est une personne que le journaliste essaie de rencontrer régulièrement ou d'avoir au téléphone régulièrement pour être au top de l'actualité sur des dossiers. Par exemple pour un journaliste justice, une source ça peut être un avocat ou quelqu'un qui porte plainte. Ou ça peut être des syndicats de magistrats. Il y a des sources qui sont anonymes, il y en a qui sont pas anonymes. Donc une source c'est en gros une personne qu'un journaliste a régulièrement au téléphone ou a des conversations avec, et ça lui permet de faire des articles avec des infos de première main.
H : Je me demande toujours : quel est l'intérêt justement pour cette personne, pour la source, de donner toutes ces informations ? Est-ce que vous les invitez au restaurant, est-ce que..?
L : Alors je sais pas. Chaque média normalement a une charte bien précise donc a priori on n'achète pas les sources à 20 Minutes. On a une charte, on a une éthique et on ne paye pas les sources de manière générale à 20 Minutes on n'achète pas les photos ou les vidéos. Parfois certaines personnes nous proposent de nous vendre des vidéos ou des photos et on les achète pas si c'est pas des photos d'une agence professionnelle. Donc nos sources… bah leur intérêt il peut être… En fait c'est très variable. Ça dépend, je pense que ça dépend beaucoup de la personnalité. Il y a des personnes qui ont envie de parler à un journaliste, qui ont envie que leur histoire soit médiatisée. Parfois elles ont un intérêt à ce que leur histoire soient médiatisée. Une source, ça peut être une personne qui annonce qu'elle a été harcelée sexuellement par un homme politique ou qu'elle a été victime d'une agression par une star ou même victime d'une agression par quelqu'un qui n'est pas connu mais ça peut être une victime qui a envie de parler.
H : Qu'est ce que tu aimes le plus dans ton métier de journaliste ?
L : J'aime beaucoup le fait de pas avoir de routine. Bon il y a une routine parce qu'il y a une journée type que je t'ai décrite. Mais les journées se ressemblent jamais parce que l'actualité n'est jamais la même. Même si parfois il y a des petits évènements qui peuvent ressembler à des événements passés mais c'est jamais la même chose quoi. L'actualité change sans cesse donc il y a pas de routine. Tous les jours, j'apprends quelque chose même si c'est… même si c'est pas… j'apprends pas forcément des formules mathématiques complexes ou j'apprends pas des choses extrêmement complexes. Mais tous les jours je découvre des choses et j'apprends des notions parce que l'actualité change et qu'on est en permanence obligé de s'adapter et qu'on rencontre des nouvelles personnes aussi tous les jours. Donc j'aime bien ça.
Et après, j'aime toujours autant écrire même si bon, écrire des articles d'information, c'est quand même pas pareil qu'écrire de la littérature hein ! Mais c'est un plaisir d'écrire tous les jours et puis vraiment ne pas avoir de routine et être toujours un peu obligé de s'adapter, c'est quelque chose que j'aime.
H : Et parmi tes différentes expériences, les reportages que tu as pu faire, les voyages, etc. laquelle t'a le plus appris ?
L : J'ai fait un reportage au Royaume-Uni pour le Brexit parce que 20 minutes m'avait envoyée à Glasgow puis à Londres. Et je pense que c'était… j'ai du mal à dire quel reportage était celui qui m'a le plus appris mais celui-ci il était intéressant parce que déjà j'étais toute seule (parce que quand 20 minutes envoie des journalistes à l'étranger, ils partent tout seul, c'est pas une grosse équipe qui part en reportage). Dans un environnement que je connaissais quand même bien et je parle anglais donc c'était pas non plus la grosse panique, j'arrive à me débrouiller et à interroger des gens et à travailler dans des conditions tout à fait correctes parce que t'arrives à trouver du Wi-Fi. Tu peux écrire un tes articles dans un café. Donc il y a du stress mais c'est gérable.
Et après ce qui m'a beaucoup appris c'est que c'était un reportage où je pense que quand mon rédac chef m'a envoyée au Royaume-Uni pour couvrir le Brexit, je pense qu'on se disait tous que le Brexit ne pouvait pas passer. On avait tous en tête quand même scénario de : “Oui-non, c'est serré, on se fait un peu peur mais bon le leave…”
H : Tout est bien qui finit bien.
L : Ouais le leave ne va pas l'emporter. Et puis bon, on va faire des reportages mais on sait que in fine l'histoire qu'on racontera ce sera : “Tout est bien qui finit bien” comme tu dis. Et au final, ça s'est pas du tout passé comme ça. Et j'ai été obligée de réagir très vite et de réagir en changeant d'angle, en pensant à d'autres sujets, et c'était vraiment intéressant. Et je pense que pour le coup, c'était bien que je… que 20 Minutes m'ait envoyée au Royaume-Uni parce que depuis Paris, depuis la France, là où sont les lecteurs de 20 Minutes, il y avait effectivement cette idée qu'il n'y aurait pas de Brexit, que ça n'arriverait pas. Et pour le coup, moi j'étais vraiment contente d'être au contact de Britanniques qui voulaient le Brexit, qui me racontaient pourquoi. Et moi je pouvais le décrire dans des articles et je pense que c'était important de raconter ça.
H : Et qu'est ce que tu trouves le plus difficile dans ton métier ?
L : Je sais pas…
H : La pression quotidienne..?
L : Je pense que les difficultés découlent beaucoup du média… Je pense que les difficultés varient en fonction du média dans lequel le journaliste travaille et de ce qu'on attend de lui. Je pense que voilà, travailler pour une télé ou une radio, il y a des difficultés qui sont assez différentes de celles que je rencontre. Après bon, il y a une pression effectivement au quotidien parce que l'actualité n'attend pas, parce qu'il faut toujours réagir, il faut toujours s'adapter. Mais c'est pas… Bon ça peut être un peu pesant parce que c'est vrai que tu déconnectes difficilement voire jamais. Donc même quand je travaille pas, je regarde l'actu. J'ai mon téléphone greffé dans la main donc ça peut être une forme de pression. Mais pour le moment je suis jeune et je pense que ça me pèse pas encore trop. Mais nan, les difficultés, je dirais que c'est d'essayer d'avoir du recul sur ce qu'on fait en fait, parce qu'on a une grande responsabilité vis à vis de nos lecteurs, et encore plus à l'époque des fake news et voilà de toutes sortes d'informations qui peuvent circuler sur Internet sans aucune hiérarchie. Les médias sont assez critiqués. Je peux entendre… Je peux tout à fait accepter une part de critique et… mais c'est vrai que moi, oui au quotidien ce qui me met le plus la pression c'est de me dire : “Est-ce que je fais bien mon travail ? Est-ce que c'est suffisamment impartial ? Est-ce que c'est suffisamment bon pour mes lecteurs ?
H : De garder une certaine objectivité…
L : Oui. Alors après moi j'ai pas trop de… même si l'objectivité parfaite, ça n'existe pas. Mais moi ma rubrique, la politique c'est pas… je ne suis pas encartée, je ne milite pas donc je n'ai pas trop de difficultés à essayer d'être objective en tout cas, ça ne me pèse pas. C'est une matière… je couvre ça comme si je parlais pas de, je sais pas, de tricot ou de… Alors que par exemple si je couvrais des thématiques climatiques, je pense que je suis beaucoup plus militante sur l'environnement que en politique. Donc ce n'est pas tellement la difficulté. La difficulté, c'est juste de se dire que… Je sais pas comment dire ça simplement. Mais en gros, un journal c'est plusieurs journalistes. Chacun fait son métier de manière assez autonome. Chacun travaille plutôt dans son coin et c'est un travail assez solitaire. Mais la somme de tous les journalistes doit essayer d'aboutir à un journal qui soit le plus complet possible, le plus objectif, le plus rigoureux et voilà qui soit le mieux possible pour le lecteur. Et parfois voilà, ce qui est le plus dur c'est de prendre un peu de recul, de sortir de ma rubrique à moi qui est la politique, et d'essayer de me dire : “bon bah, est-ce que collectivement on arrive à faire ça ? Est-ce qu'on n'a pas oublié un sujet ? Est-ce qu'on n'est pas passé à côté de quelque chose ? Est-ce qu'on “surcouvre”, est-ce qu'on couvre trop un sujet et pas assez un autre ?” Donc c'est peut-être ça la principale difficulté dans un contexte économique ou en plus, grosso modo, on demande aux journalistes de produire plus, plus vite et avec moins de moyens. Donc ça c'est aussi une difficulté un peu… de base on va dire. H : Pour finir peut-être ce podcast est ce que tu peux recommander aux auditeurs des journaux ou des médias qui te semblent donner une bonne vision on peut dire de de l'actualité française ? L : Alors il y a les… bah je pense que quand on s'intéresse à l'actualité française, il faut lire les…comment dire ? les incontournables. Il y a Le Monde, dans les quotidiens il y a Le Monde, pondéré avec le Figaro et Libération, c'est pas mal pour avoir un journal de gauche, un journal de droite. H : Donc lequel est..? L : Alors le Figaro, donc plutôt à droite, et Libération, donc plutôt à gauche. Libération en plus ils font des belles unes. Donc la première page du journal est toujours très travaillée avec des belles photos et des titres où il y a souvent des jeux de mots ou des doubles sens. Donc si vous apprenez le français, ça peut être rigolo de vous tester sur ces titres-là. Après en radio, il y a les radios publiques Radio France, France Inter, France Culture. Il y a un site que j'aime bien et que je trouve assez intéressant parce que il donne à voir des situations que les grands médias couvrent peut être un peu moins et c'est le site Street Press (je vais y arriver) qui parle pas mal… pas uniquement, mais qui parle des banlieues ou de culture urbaine, de petits courants politiques aussi. Donc c'est à dire pas forcément que les gros partis mais aussi des petits partis ou des petits syndicats. Donc c'est assez intéressant, ça raconte une France que vous verrez peut-être pas au journal télévisé ou en première page du monde mais si vous vous intéressez à ce qui se passe dans les villes françaises et dans les banlieues, c'est pas mal. H : Moi, il y a un média que j'aime bien recommander aussi à mes élèves qui s'appelle Brut. Qu'est-ce que tu en penses ? L : Ah oui, c'est pas mal parce que c'est sous-titré. Mais maintenant tout le monde les copie ! H : C'est vrai, c'est vrai. L : Brut… C'est rigolo Brut parce que je sais plus quand ça a été créé… Il y a deux ans, ils existaient pas et aujourd'hui ils sont devenus un peu incontournables dans ce qui se fait en terme de journalisme vidéo. Ils ont complètement explosé. C'est assez fort, ce qu'ils ont fait, je trouve, parce qu'ils ont été les premiers à faire de la vidéo pour le mobile, c'est-à-dire format carré et avec les sous-titres parce que quand on est sur le mobile, on ne peut pas toujours mettre le son donc c'est bien d'avoir les sous-titres. Et puis avec ce côté “brut” comme leur nom l'indique, c'est-à-dire le montage efficace, un peu frais, un peu rigolo. H : Des sujets un peu décalés aussi… L : Des sujets un peu décalés. Et je trouve qu'ils ont complètement un peu “disrupté” le journalisme vidéo, rebattu les cartes et c'est assez fort. Et je suis curieuse de voir comment est-ce qu'ils vont évoluer. Là, ils ont déjà beaucoup grossi, ils ont recruté. Ils font de plus en plus de vidéos sur des sujets de plus en plus variés, ils font des interviews. Donc c'est vrai que c'est vraiment bien. Maintenant tout le monde les imite un petit peu aujourd'hui donc c'est vrai que c'est peut-être à eux d'innover encore et de proposer encore des choses nouvelles, parce que c'est vrai qu'aujourd'hui quand j'ouvre ma timeline Facebook, j'ai beaucoup beaucoup de vidéos, et toutes ont un peu le style “Brut” et parfois voilà la valeur ajoutée de Brut, on la sent moins. Même s'ils ont été les pionniers là-dessus. H : C'est vrai, et en matière de stratégie de promotion aussi ils ont surtout utilisé Facebook aussi et les réseaux sociaux et ils ont été très bon à ce niveau-là. L : Uniquement. Ils ont pas de site web en fait. Ils ont un site web mais qui diffuse uniquement les vidéos et rien de plus. Donc c'est assez fort. Et le fondateur, enfin l'un des fondateurs de Brut, Rémi Buisine, il avait commencé en faisant des Facebook live, enfin non des Periscopes de Nuits Debout à Paris. Je ne sais pas si les auditeurs non francophones… H : Qu'est-ce que c'était “Nuit Debout” ? L : Nuit Debout, c'était un peu notre “indignados” à nous quoi, pour les hispanophones ou notre… non je crois que c'est tout… H : Occupy Wall Street. L : Notre Occupy Wall Street français. Il y a eu une période, à la fin du quinquennat de François Hollande, du Président Hollande, un moment où il y avait une forte contestation contre une loi de réforme du marché du travail et du code du travail français. Et à Paris, et dans d'autres villes de France, mais surtout à Paris, il y a eu des personnes qui ont commencé à occuper une place, la Place de la République à Paris, et qui faisaient des débats, des assemblées générales, qui voulaient un peu réinventer la politique, réinventer la vie sociale. Et en fait Rémy Buisine, il est allé sur cette place où au début peu de médias mainstream allaient, parce qu'au début tout le monde pensait que ça n'allait pas durer et que c'était un peu un truc marginal, un truc de hippies, dans les premiers jours. Et lui il était là, il filmait et en fait il a eu pas mal de succès. Et puis finalement, de fil en aiguille, ça donne Brut ensuite. Brut n'a pas grand chose à voir avec Nuit Debout mais il s'est fait connaître comme ça. Et maintenant c'est rigolo, je le croise parfois quand je suis le Président Emmanuel Macron, il est là avec son téléphone et… voilà je me suis un peu éloignée du sujet, tu pourras couper ! H : Non mais très bien, très bien ! Merci beaucoup. Je pense qu'on va s'arrêter là. C'était vraiment très très intéressant, à mon avis ça va passionner les auditeurs du podcast. Un peu plus difficile que d'habitude… L : Désolée ! H : Mais voilà ça change, un peu de diversité. Beaucoup d'expressions que je vais essayer d'expliquer dans la transcription. Donc merci beaucoup Laure pour ton temps. Peut-être qu'on fera une autre interview sur un autre sujet un peu plus tard. L : On peut. Merci Hugo, à bientôt ! Voilà c'était mon interview avec Laure Cometti du journal 20 Minutes. J'espère que ça vous a plu. Si vous voulez plus d'épisodes comme ça, n'hésitez pas à m'écrire et j'essaierai de faire d'autres interviews. J'ai plein d'autres amis qui ont des choses très intéressantes à raconter. Et je vous rappelle que vous pouvez lire la transcription sur mon site innerfrench.com pour avoir des explications de toutes les expressions qui étaient utilisées. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'écrire, et si vous voulez me soutenir vous pouvez laisser une évaluation sur iTunes ou sur Facebook, ça me fera très plaisir ! On se retrouve dans 2 semaines pour un nouvel épisode. Et en attendant, n'oubliez pas de faire un peu de français, tous les jours ! À bientôt !