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Youtube Videos, PLATON - L'allĂ©gorie de la caverne 📏 (4)

PLATON - L'allĂ©gorie de la caverne 📏 (4)

réalité

les apparences sensible avec les

essences intelligible est ce qu'il faut

comprendre ici c'est que nous sommes

tous les prisonniers de cette caverne

nous parlons du monde qui apparaĂźt Ă  nos

yeux qui apparaĂźt lĂ  nos sens et nous

croyons fort j'ai des connaissances sur

ce monde sans voir que nos prétendus

connaissances sont bĂąties sur du sable

puisque les objets de notre connaissance

ne sont que des ombres fnr ne sont que

des projections mobile qui en tant que

telle ne constitue pas la vraie réalité

la réalité des essences éternelle alors

on avance et on passe à l'étape suivante

qui est le moment de la libération des

prisonniers puisque platon va imaginer

ce qu'il se passerait si on les délivrer

de leurs chaßnes alors délivrer le

prisonnier de ses chaßnes ça suppose une

intervention extérieure

ça suppose un acte de libération

et ça ça veut dire quoi bien ça veut

dire que l'accĂšs Ă  la connaissance n'est

pas un processus spontanée n'est pas un

processus auto motor parce qu'il n'y a

pas de raison de sortir de l'ignorance

si notre ignorance ne se heurte pas Ă 

une contradiction ne se heurte pas Ă  un

élément étranger qui vient la remettre

en cause parce que le monde de

l'illusion

le monde de l'apparence peut ĂȘtre

parfaitement cohérent

on peut construire des systĂšmes

intellectuelle parfaitement cohérent

autour d'une situation fictive

on peut construire une connaissance

logique Ă  partir de quelque chose de

faux d'oĂč la nĂ©cessitĂ© d'une

intervention extérieure

et ce n'est pas nécessairement quelqu'un

qui doit intervenir

ça peut ĂȘtre un Ă©lĂ©ment perturbateur un

élément qui vient contredire le systÚme

qui va le remettre en cause

c'est par exemple les clercs de

l'Ă©tonnement bompard l'arrĂȘt stop en

disant que la philosophie est la fille

de l'étonnement l'étonnement qui a la

mĂȘme Ă©tymologie que le mot tonnerre

c'est la foudre qui s'abat sur nos

croyances s'abat sur ce que l'on croĂźt

ĂȘtre vrai

on ça ça nous rappelle le principe de la

dialectique qui est qu'on ne peut avoir

de recul sur soi que grĂące Ă  la

médiation d'autrui et c'est vrai qu'on a

souvent besoin d'un point de vue

extérieur pour prendre du recul sur nous

mĂȘmes nous sommes Ă  la fois la personne

qui nous connaĂźt le mieux puisque nous

sommes en colocation avec nous-mĂȘmes 24

heures sur 24 365 jours par an mais nous

sommes également la personne qui nous

connaĂźt le moins bien pourquoi eh bien

justement parce que l'habitude créé

l'inattention

on le voit Ă  travers l'exemple des

accidents de la route qui se produisent

généralement sur des trajets qui nous

sont familiers

plus on est habitué à quelque chose et

moins on est habitués à y faire

attention donc de la mĂȘme façon pour

remettre en cause nos croyances et pour

évoluer dans notre compréhension des

choses il est parfois nécessaire d'avoir

une intervention extérieure qui va nous

permettre de prendre du recul sur nous

mĂȘmes

à ce moment là l'autre va représenter un

intermĂ©diaire entre nous nous mĂȘmes un

point relais entre nous et la

connaissance alors oui c'est souvent

désagréable parce que l'autre nous

bousculent dans nos certitudes et pour

peu qu'il soit sincĂšre il va nous

confronter Ă  des choses dont nous

détournons le regarde les choses que

nous n'avons pas envie de regarder en

face et auquel l'autre nous confronte de

maniÚre impérative de maniÚre

incontournable

et c'est ça qui fait qu'on va souvent

accordés de la valeur et l'importance

regardé personne qu'on aime parce qu'on

sait que leur point de vue Ă  une valeur

le point de vue de l'autre nous

intĂ©resse dans la mesure oĂč il est une

autre porte d'entrĂ©e sur nous mĂȘmes

pourtant trĂšs d'ailleurs dont nous

sommes pas forcément conscients

c'est aussi ça le rÎle de l'autre dans

la dialectique de la connaissance

donc je disais que ce bousculement ce

dérangement nos certitudes avait quelque

chose de désagréable et cette idée elle

est suggérée par la notion

d'éblouissement dans l'allégorie

l'éblouissement du prisonnier par la

lumiĂšre du soleil

or qu'est-ce que l'éblouissement c'est

un choc c'est une violence

c'est un éclat qui est trop brutal pour

pouvoir ĂȘtre supportĂ©s et ça aussi c'est

une assez bonne métaphore des effets de

la vérité lorsque l'on se confronte à

elles à savoir que la vérité nous

éblouit

elle nous éblouit non pas parce qu'elle

est la vérité mais parce que nos yeux

n'y sont pas habitués

c'est pas la vérité qui nous éblouit

c'est la premiĂšre confrontation avait

quelque chose de nouveau parce qu'une

vérité admise est digérée perd son

caractĂšre brutal

mais si au début la confrontation à la

lumiÚre de la vérité est quelque chose

de désagréable platon nous dit que nos

yeux s'habituent à la vérité et pour ça

il nous faut du temps

ce que vous me dire ici platon c'est le

caractĂšre progressif de l'accĂšs Ă  la

vérité parce que l'accÚs à la vérité ne

se fait pas par un saut par un bon on

atterrit pas dans la vérité on ne passe

pas de l'ignorance à la vérité sans

étape intermédiaire c'est pour ça que le

texte ne dit que l'ancien prisonnier

arrivera d'abord Ă  percevoir les ombres

puis le reflet des choses dans l'eau

encore on retrouve cette idée de

hiérarchie des éléments puisque l'eau se

situe au dessus de l'élémentaire et

ensuite ce sont les objets eux-mĂȘmes

qu'on arrive Ă  percevoir donc platon

nous décrit le processus de la

connaissance comme un processus

d'ascension comme un processus

d'élévation de l'ùme vers l'intelligible

et au terme de ce processus il nous est

possible de contempler directement les

objets de les regarder en face en

quelque sorte c'est ce que platon

appelle la contemplation des essences et

donc lorsqu'on accÚde à ce degré de

connaissance cette contemplation des

essences Ă  ce moment lĂ  on est sorti du

domaine de l'opinion c'est Ă  dire de la

connaissance de la réalité sensible et

on est entré dans le domaine de la

science c'est Ă  dire la connaissance des

réalités intelligible alors pour

illustrer ce passager cette ascension de

l'Ăąme vers l'intelligible je vais

prendre un exemple qui est l'exemple de

la beauté ce que nous dit platon c'est

que pour accéder à l'idée de beauté

c'est Ă  dire au bo en soit au beau comme

essence comme forme intelligible

il est d'abord nécessaire de respecter

des états la premiÚre étape c'est

l'étape de la reconnaissance d'une belle

choses belles choses ou d'une belle

personne c'est-Ă -dire souvenez-vous ce

qu'on a dit tout Ă  l'heure la perception

d'un objet matériel particulier donc ça

c'est ce qui se produit quand vous

percevez un bel objet ou quand vous

rencontrez une belle personne vous ĂȘtes

face à un cas matériel et particuliers

de beauté et puis ensuite le degré

supérieur c'est la reconnaissance des

belles choses ou des belles personnes

c'est quand vous ĂȘtes capables

le de généraliser la beauté à toutes les

choses ou Ă  toutes les personnes qui

possÚdent cette beauté

Ă  ce moment lĂ  on entre dans le deuxiĂšme

niveau de connaissance qui est la

connaissance du matériel général mais

sauf que dans ces deux cas on est

toujours dans la connaissance matériel

c'est Ă  dire on est toujours dans ce que

platon appelle l'opinion la doxa et

c'est ça qui nécessitent d'accéder à un

troisiĂšme niveau de connaissance qui est

la connaissance du bo en soi du beau

comme idée et qu'est ce que c'est que le

bo en soi eh bien c'est la beauté qui se

manifeste dans les belles choses c'est Ă 

dire que vous n'avez plus besoin de

contempler des belles choses pour

reconnaßtre la beauté pour savoir ce

qu'est la beauté c'est ce qui fait que

vous allez ĂȘtre capable de percevoir la

beautĂ© dans tout ce qui existe et mĂȘme

au delĂ  de tout ce qui existe au delĂ  de

tout ce qui a une forme matérielle

saissac platon appel l'idĂ©e du bo oĂč la

beauté en soi et c'est ça pour lui qui

vient couronner le processus

d'abstraction c'est Ă  dire le processus

d'ascension de l'Ăąme vers l'esprit

l'élévation vers la connaissance

immatériel

c'est Ă  dire l'accĂšs aux essences

parce que chez platon la connaissance

est tojours connaissance de l'immatériel

je vais reprendre l'exemple du cercle le

cercle avant d'ĂȘtre quelque chose que

vous allez percevoir par vos sens

c'est d'abord une réalité intelligible

c'est d'abord une idée un concept le

cercle c'est une réalité spirituelle qui

peut Ă  l'occasion s'incarner dans le

monde matĂ©riel bien de la mĂȘme façon

avec la notion de beauté vous n'avez pas

besoin de voir lit mĂȘme d'imaginer

quelque chose ou quelqu'un de beau pour

avoir la connaissance de ce qu'est la

beauté

la beauté devient alors une réalité

spirituelle une réalité immatériel une

réalité intelligible

et donc je disais que la connaissance

chez platon et toujours connaissance de

l'immatériel tout simplement parce que

la connaissance des choses matérielles

et soumise aux variations des choses

matérielles

la connaissance des choses matérielles

et dépendante des évolutions des

transformations des choses matérielles

ce qui veut dire qu'une connaissance que

vous aurez sur un objet matériel ne sera

valable que le temps oĂč cette chose

matĂ©rielle restera identique Ă  elle mĂȘme

que le temps oĂč cette chose ne changera

pas or étant donné que tout ce qui est

dans le monde matériel évolue

inéluctablement la connaissance que vous

aurez des choses matérielles ne sera

plus valable Ă  partir du moment oĂč cette

chose ne sera plus ce qu'elle était

alors que les essences et forme

intelligible elle elles sont intactes de

toute variation elles sont fixes elles

sont immuables et la tĂąche de l'apprenti

philosophe et dial consiste justement Ă 

reconnaĂźtre dans toute chose les sens

qui l'animent

par exemple reconnaßtre la beauté dans

tout ce qui contient de la beauté

il se trouve que chez platon il existe

une essence suprĂȘme naissance au delĂ 

des essences cette essence au delĂ  des

essences c'est le bien le bien en soi

l'idée du bien

dans l'allégorie de la caverne le bien

en soi est représenté par le soleil et

c'est amusant parce que le soleil c'est

Ă  la fois ce qui fait exister le monde

par sa chaleur et ce qui le rend

reconnaissable par sa lumiĂšre le feu

c'est Ă  la fois la condition de notre

conservation la condition la vie mais

aussi la condition de la connaissance

on va dire la condition de notre

conscience

or

si on fait cette addition la vie plus la

conscience

bien on atteint lĂ  le bien suprĂȘme le

bien le plus haut auquel humains

puissent accéder

la vie est un don et la conscience de la

vie c'est la conscience du don qui nous

est fait

le don implique toujours une

responsabilité minimale qui est de

prendre soin de ce dont nous sommes

effectivement responsable de ce que nous

faisons de la vie

chez platon les sens ultime c'est le

bien qu'ils s'identifient avec l'un

l'unité

l'un c'est ce qui trĂŽne au dessus du

monde de la multitude

ce qui veut dire que nous sommes tous

des enfants de l'unité en venant au

monde

sommes plongés dans la multitude nous

sommes plongés dans le chaos

parés de l'unité originel

séparée de l'éternité mais une part de

nous qu'on tient toujours cette éternité

c'est notre Ăąme en tram qui connaĂźt la

vérité notre ùme qui se souvient de

l'unité dont elle provient

et qui aspire Ă  la rejoindre

pour continuer Ă  s'accomplir le cycle du

devenir

je vous remercie

[Musique]

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