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Journal en français facile RFI, Journal en français facile 19/08/2022 20h00 GMT

Journal en français facile 19/08/2022 20h00 GMT

Clémentine Pawlotsky : Merci d'écouter RFI. Il est 22h00 à Paris, 23h00 à Moscou et Zaporijjia. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Clémentine, bonsoir Christophe qui réalise cette émission et bonsoir à vous tous qui nous écoutent.

CP : Ils ne s'étaient pas parlé depuis 2 mois. Les présidents russes et français ont eu un entretien téléphonique aujourd'hui. Ils se sont mis d'accord pour laisser l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, inspecter la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine.

SB : Aux États-Unis, la justice a voulu frapper fort. Elle a condamné l'un des membres de l'État islamique à la prison à vie. L'homme de 34 ans appartenait à la cellule dite des « Beatles » au sein du groupe jihadiste.

CP : Au Mexique, une commission d'enquête révèle que des militaires sont impliqués dans la disparition de 43 étudiants. Une affaire qui remonte à 2014.

SB : Et dans l'actualité enfin, ce vaste scandale qui continue de poursuivre le chancelier allemand Olaf Scholz.

------

SB : La Russie est d'accord pour que l'AIEA inspecte la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine.

CP : Oui, l'AIEA, c'est, je vous le disais, l'Agence internationale de l'énergie atomique. L'objectif de cette inspection, de cette visite, de cet état des lieux, c'est d'évaluer la situation sur place. Le président russe Vladimir Poutine a donné son accord dans la journée, après un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron. Pour rappel, la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine, est contrôlée par les forces russes depuis mars. Elle a été la cible de bombardements, ces derniers jours, et Moscou et Kiev s'accusent mutuellement d'être à l'origine de ces frappes. Retour sur cet entretien entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, avec Yelena Tomic.

Cela faisait plus de 2 mois que les deux chefs d'État ne s'étaient pas parlés. En cause, selon le Kremlin, l'attitude inamicale de la France envers la Russie. Mais le danger qui pèse autour de la plus grande centrale nucléaire d'Europe et qui fait resurgir le spectre d'une catastrophe majeure similaire à celle de Tchernobyl a changé la donne. Les échanges entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont repris, à l'initiative du président français, précise le Kremlin, et semblent avoir même porté leurs fruits. Vladimir Poutine a ainsi donné son accord pour le déploiement d'une mission de l'AIEA dans la centrale, toute proche de la ligne de front et le théâtre d'affrontements réguliers entre Moscou et Kiev, qui se rejettent mutuellement la responsabilité. L'inspection devrait intervenir dans les plus brefs délais. Un nouvel entretien est prévu après échanges des équipes techniques et avant le déploiement de la mission. Le chef de l'ONU, Antonio Guterres actuellement en visite à Odessa, a de nouveau réclamé de son côté la démilitarisation du périmètre de la centrale, une idée jusqu'à présent rejetée par Moscou.

CP : Et conséquence de la guerre en Ukraine, le prix du gaz européen poursuit sa flambée, autrement dit, il continue d'augmenter. L'Union européenne accuse Moscou d'utiliser le gaz comme moyen de pression, dans le cadre de ce conflit. Par ailleurs, les États-Unis annoncent une nouvelle aide militaire à l'Ukraine pour un montant de 775 millions de dollars. Cette aide comprend notamment des missiles supplémentaires, des systèmes de canons mobiles ou encore des obus.

SB : L'un des « Beatles » de l'État islamique condamné à la prison à vie aux États-Unis.

CP : Les « Beatles », c'est le surnom donné à une cellule de l'organisation terroriste. Une cellule spécialisée dans la capture, la torture et l'exécution d'otages occidentaux. L'homme condamné à la prison à vie s'appelle El Shafee el-Sheikh, il a 34 ans, il était jugé par le tribunal d'Alexandria. Et dans cette affaire, la justice américaine a voulu frapper fort, il va donc passer le restant de sa vie derrière les barreaux. À Washington, Guillaume Naudin.

C'est tout simplement le maximum possible dans ce cas très particulier. La justice fédérale américaine voulait juger El Shafee el-Sheikh pour son rôle dans l'enlèvement, la détention et finalement la mort de 4 citoyens américains. Sauf qu'il est britannique, comme les autres membres du groupe surnommé les « Beatles » par leurs prisonniers justement en raison de leur accent anglais. Il y a donc eu de longues négociations avec le Royaume-Uni qui ne prévoit pas la peine de mort. Les États-Unis, où elle est possible, se sont finalement engagés à ne pas l'appliquer. Au terme d'un procès parfois difficile au cours duquel d'anciens otages du groupe sont venus témoigner, le juge a dit que l'accusé avait eu un comportement « horrible, barbare, brutal et criminel ». Cette condamnation intervient 8 ans jour pour après la diffusion de la décapitation du journaliste américain James Foley par celui qui a ensuite été surnommé Jihadi John et qui a été tué dans une frappe de drone. La mère de James Foley, Diane Foley a expliqué à la sortie du tribunal que les familles des quatre victimes avaient obtenu un peu de justice. Sa famille et celle de Steven Sotloff, un autre journaliste, ainsi que celles des travailleurs humanitaires Peter Kassig et Kayla Mueller espèrent que le gouvernement américain fera à l'avenir davantage d'efforts pour ramener rapidement les Américains retenus en otage à l'étranger. Guillaume Naudin, Washington, RFI.

SB : Au Mexique, des militaires impliqués dans la disparition de 43 étudiants.

CP : Selon un rapport officiel, plusieurs soldats « ont une part de responsabilité » dans la disparition des 43 étudiants de l'école normale d'Ayotzinapa. L'affaire remonte à 2014. Ces jeunes ont été arrêtés dans le centre du pays, par la police locale et par un cartel de drogue. Ils ont ensuite été tués et brûlés. La commission chargée d'établir la vérité a donc rendu ses conclusions hier. Justine Fontaine.

La disparition des 43 étudiants de l'école normale d'Ayotzinapa, en septembre 2014, est un crime d'État. C'est la conclusion du rapport dévoilé jeudi par Alejandro Encinas. Il est secrétaire d'État aux droits de l'homme et président de la commission de vérité mise en place pour enquêter sur ce massacre : « L'armée, la marine et la police fédérale ont participé. Nous n'avons pas pu établir avec certitude une responsabilité institutionnelle de leur part. Mais il existe une responsabilité claire de plusieurs membres de ces corps de l'État. Par leurs actions ou par omission, ils ont permis la disparition et l'exécution des étudiants, ainsi que l'homicide de six autres personnes. » La commission souligne également la participation du groupe criminel « Guerreros Unidos », mais elle n'est pas parvenue à établir où se trouvent les corps des étudiants. Seuls les restes de trois d'entre eux ont pu être retrouvés pour l'instant. À noter aussi, les noms des responsables du massacre identifiés par la commission n'ont pas été rendus publics, pour ne pas entraver d'éventuelles enquêtes en cours. Les familles des victimes ont accueilli le rapport avec prudence. Elles souhaitent l'analyser en détails avant de se prononcer.

SB : Neuf pays européens se disent « préoccupés » par la fermeture par Israël de bureaux d'ONG palestiniennes.

CP : Et parmi ces pays, on retrouve la France, l'Allemagne ou encore l'Italie. Ils dénoncent une réduction inquiétante de l'espace de la société civile en Cisjordanie occupée. « Ces actions ne sont pas acceptables » disent ces pays. Pour rappel, l'armée israélienne a mené hier matin des perquisitions, des fouilles, et elle a donc fermé les bureaux de sept ONG à Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne.

SB : Le scandale CumEx continue de poursuivre le chancelier allemand.

CP : Oui, pendant plus de 3h, Olaf Scholz a répondu aux questions d'une commission d'enquête sur cette vaste affaire de fraude fiscale. Une affaire révélée en 2017. Et Olaf Scholz a démenti, a nié, toute implication dans cette affaire. À Berlin, Pascal Thibault.

« Je n'ai exercé aucune influence sur la procédure fiscale Warburg. Rien ne vient contredire cette vérité » : Olaf Scholz a à nouveau, lors de sa deuxième audition devant la commission d'enquête parlementaire, rejeté toute intervention de la ville de Hambourg qu'il dirigeait à l'époque au profit de la banque Warburg impliquée dans le scandale CumEx. Le chancelier a dénoncé des « insinuations et des suppositions » dans les médias que rien ne viendrait étayer. Le fisc de Hambourg avait dans un premier renoncé à un redressement fiscal de l'établissement bancaire avant que le ministère des Finances à Berlin n'exige finalement le remboursement de 47 millions d'euros. Trois rencontres entre Olaf Scholz et le patron de la banque Warburg suscitent toujours des interrogations. L'ancien maire de Hambourg s'en souvient, mais pas du contenu des discussions. Le maire a-t-il ou non demandé au fisc de fermer les yeux sur la fraude fiscale de la banque Warburg ? L'audition de ce vendredi devait clore les travaux de la commission d'enquête du parlement de Hambourg. Mais de nouveaux éléments ont été versés au dossier. Le président de la banque Warburg doit déposer devant un tribunal. Les membres de la commission pourraient auditionner Olaf Scholz une troisième fois. Pascal Thibault, Berlin, RFI.

CP : Et enfin un mot de football. Le champion du monde français N'Golo Kanté sera absent des terrains pendant plusieurs semaines. Annonce faite aujourd'hui par son entraîneur à Chelsea. Une annonce qui intervient à trois mois du coup d'envoi du Mondial-2022 au Qatar en raison d'une blessure.

22 h 10 à Paris, très belle soirée sur RFI.


Journal en français facile 19/08/2022 20h00 GMT Journal en français facile 19/08/2022 20h00 GMT Journal en français facile 19/08/2022 20h00 GMT Journal en français facile 19/08/2022 20h00 GMT

Clémentine Pawlotsky : Merci d'écouter RFI. Il est 22h00 à Paris, 23h00 à Moscou et Zaporijjia. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Clémentine, bonsoir Christophe qui réalise cette émission et bonsoir à vous tous qui nous écoutent.

CP : Ils ne s'étaient pas parlé depuis 2 mois. Les présidents russes et français ont eu un entretien téléphonique aujourd'hui. Ils se sont mis d'accord pour laisser l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, inspecter la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine.

SB : Aux États-Unis, la justice a voulu frapper fort. Elle a condamné l'un des membres de l'État islamique à la prison à vie. L'homme de 34 ans appartenait à la cellule dite des « Beatles » au sein du groupe jihadiste.

CP : Au Mexique, une commission d'enquête révèle que des militaires sont impliqués dans la disparition de 43 étudiants. Une affaire qui remonte à 2014.

SB : Et dans l'actualité enfin, ce vaste scandale qui continue de poursuivre le chancelier allemand Olaf Scholz.

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SB : La Russie est d'accord pour que l'AIEA inspecte la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine.

CP : Oui, l'AIEA, c'est, je vous le disais, l'Agence internationale de l'énergie atomique. CP: Yes, as I was saying, the IAEA is the International Atomic Energy Agency. L'objectif de cette inspection, de cette visite, de cet état des lieux, c'est d'évaluer la situation sur place. Le président russe Vladimir Poutine a donné son accord dans la journée, après un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron. Pour rappel, la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine, est contrôlée par les forces russes depuis mars. Elle a été la cible de bombardements, ces derniers jours, et Moscou et Kiev s'accusent mutuellement d'être à l'origine de ces frappes. Retour sur cet entretien entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, avec Yelena Tomic.

Cela faisait plus de 2 mois que les deux chefs d'État ne s'étaient pas parlés. En cause, selon le Kremlin, l'attitude inamicale de la France envers la Russie. Mais le danger qui pèse autour de la plus grande centrale nucléaire d'Europe et qui fait resurgir le spectre d'une catastrophe majeure similaire à celle de Tchernobyl a changé la donne. Les échanges entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont repris, à l'initiative du président français, précise le Kremlin, et semblent avoir même porté leurs fruits. Vladimir Poutine a ainsi donné son accord pour le déploiement d'une mission de l'AIEA dans la centrale, toute proche de la ligne de front et le théâtre d'affrontements réguliers entre Moscou et Kiev, qui se rejettent mutuellement la responsabilité. L'inspection devrait intervenir dans les plus brefs délais. Un nouvel entretien est prévu après échanges des équipes techniques et avant le déploiement de la mission. Le chef de l'ONU, Antonio Guterres actuellement en visite à Odessa, a de nouveau réclamé de son côté la démilitarisation du périmètre de la centrale, une idée jusqu'à présent rejetée par Moscou.

CP : Et conséquence de la guerre en Ukraine, le prix du gaz européen poursuit sa flambée, autrement dit, il continue d'augmenter. L'Union européenne accuse Moscou d'utiliser le gaz comme moyen de pression, dans le cadre de ce conflit. Par ailleurs, les États-Unis annoncent une nouvelle aide militaire à l'Ukraine pour un montant de 775 millions de dollars. Cette aide comprend notamment des missiles supplémentaires, des systèmes de canons mobiles ou encore des obus.

SB : L'un des « Beatles » de l'État islamique condamné à la prison à vie aux États-Unis.

CP : Les « Beatles », c'est le surnom donné à une cellule de l'organisation terroriste. Une cellule spécialisée dans la capture, la torture et l'exécution d'otages occidentaux. L'homme condamné à la prison à vie s'appelle El Shafee el-Sheikh, il a 34 ans, il était jugé par le tribunal d'Alexandria. Et dans cette affaire, la justice américaine a voulu frapper fort, il va donc passer le restant de sa vie derrière les barreaux. À Washington, Guillaume Naudin.

C'est tout simplement le maximum possible dans ce cas très particulier. La justice fédérale américaine voulait juger El Shafee el-Sheikh pour son rôle dans l'enlèvement, la détention et finalement la mort de 4 citoyens américains. Sauf qu'il est britannique, comme les autres membres du groupe surnommé les « Beatles » par leurs prisonniers justement en raison de leur accent anglais. Il y a donc eu de longues négociations avec le Royaume-Uni qui ne prévoit pas la peine de mort. Les États-Unis, où elle est possible, se sont finalement engagés à ne pas l'appliquer. Au terme d'un procès parfois difficile au cours duquel d'anciens otages du groupe sont venus témoigner, le juge a dit que l'accusé avait eu un comportement « horrible, barbare, brutal et criminel ». Cette condamnation intervient 8 ans jour pour après la diffusion de la décapitation du journaliste américain James Foley par celui qui a ensuite été surnommé Jihadi John et qui a été tué dans une frappe de drone. La mère de James Foley, Diane Foley a expliqué à la sortie du tribunal que les familles des quatre victimes avaient obtenu un peu de justice. Sa famille et celle de Steven Sotloff, un autre journaliste, ainsi que celles des travailleurs humanitaires Peter Kassig et Kayla Mueller espèrent que le gouvernement américain fera à l'avenir davantage d'efforts pour ramener rapidement les Américains retenus en otage à l'étranger. Guillaume Naudin, Washington, RFI.

SB : Au Mexique, des militaires impliqués dans la disparition de 43 étudiants.

CP : Selon un rapport officiel, plusieurs soldats « ont une part de responsabilité » dans la disparition des 43 étudiants de l'école normale d'Ayotzinapa. L'affaire remonte à 2014. Ces jeunes ont été arrêtés dans le centre du pays, par la police locale et par un cartel de drogue. Ils ont ensuite été tués et brûlés. La commission chargée d'établir la vérité a donc rendu ses conclusions hier. Justine Fontaine.

La disparition des 43 étudiants de l'école normale d'Ayotzinapa, en septembre 2014, est un crime d'État. C'est la conclusion du rapport dévoilé jeudi par Alejandro Encinas. Il est secrétaire d'État aux droits de l'homme et président de la commission de vérité mise en place pour enquêter sur ce massacre : « L'armée, la marine et la police fédérale ont participé. Nous n'avons pas pu établir avec certitude une responsabilité institutionnelle de leur part. Mais il existe une responsabilité claire de plusieurs membres de ces corps de l'État. Par leurs actions ou par omission, ils ont permis la disparition et l'exécution des étudiants, ainsi que l'homicide de six autres personnes. » La commission souligne également la participation du groupe criminel « Guerreros Unidos », mais elle n'est pas parvenue à établir où se trouvent les corps des étudiants. Seuls les restes de trois d'entre eux ont pu être retrouvés pour l'instant. À noter aussi, les noms des responsables du massacre identifiés par la commission n'ont pas été rendus publics, pour ne pas entraver d'éventuelles enquêtes en cours. Les familles des victimes ont accueilli le rapport avec prudence. Elles souhaitent l'analyser en détails avant de se prononcer.

SB : Neuf pays européens se disent « préoccupés » par la fermeture par Israël de bureaux d'ONG palestiniennes.

CP : Et parmi ces pays, on retrouve la France, l'Allemagne ou encore l'Italie. Ils dénoncent une réduction inquiétante de l'espace de la société civile en Cisjordanie occupée. « Ces actions ne sont pas acceptables » disent ces pays. Pour rappel, l'armée israélienne a mené hier matin des perquisitions, des fouilles, et elle a donc fermé les bureaux de sept ONG à Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne.

SB : Le scandale CumEx continue de poursuivre le chancelier allemand.

CP : Oui, pendant plus de 3h, Olaf Scholz a répondu aux questions d'une commission d'enquête sur cette vaste affaire de fraude fiscale. Une affaire révélée en 2017. Et Olaf Scholz a démenti, a nié, toute implication dans cette affaire. À Berlin, Pascal Thibault.

« Je n'ai exercé aucune influence sur la procédure fiscale Warburg. Rien ne vient contredire cette vérité » : Olaf Scholz a à nouveau, lors de sa deuxième audition devant la commission d'enquête parlementaire, rejeté toute intervention de la ville de Hambourg qu'il dirigeait à l'époque au profit de la banque Warburg impliquée dans le scandale CumEx. Le chancelier a dénoncé des « insinuations et des suppositions » dans les médias que rien ne viendrait étayer. Le fisc de Hambourg avait dans un premier renoncé à un redressement fiscal de l'établissement bancaire avant que le ministère des Finances à Berlin n'exige finalement le remboursement de 47 millions d'euros. Trois rencontres entre Olaf Scholz et le patron de la banque Warburg suscitent toujours des interrogations. L'ancien maire de Hambourg s'en souvient, mais pas du contenu des discussions. Le maire a-t-il ou non demandé au fisc de fermer les yeux sur la fraude fiscale de la banque Warburg ? L'audition de ce vendredi devait clore les travaux de la commission d'enquête du parlement de Hambourg. Mais de nouveaux éléments ont été versés au dossier. But new elements have been added to the file. Le président de la banque Warburg doit déposer devant un tribunal. Les membres de la commission pourraient auditionner Olaf Scholz une troisième fois. Pascal Thibault, Berlin, RFI.

CP : Et enfin un mot de football. Le champion du monde français N'Golo Kanté sera absent des terrains pendant plusieurs semaines. Annonce faite aujourd'hui par son entraîneur à Chelsea. Une annonce qui intervient à trois mois du coup d'envoi du Mondial-2022 au Qatar en raison d'une blessure.

22 h 10 à Paris, très belle soirée sur RFI.