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RFI - Journal en français facile 2017 - 2020, Journal en français facile 17 mai 2018

Journal en français facile 17 mai 2018

Hugo Lanoë: 22h à Paris à l'écoute d'RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal en français facile que j'ai le plaisir de présenter ce soir avec Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux: Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL: Au sommaire de cette édition : La fin de la campagne électorale au Venezuela. Les électeurs appelés aux urnes dimanche pour choisir leur nouveau président. L'actuel chef de l'état Nicolas Maduro a mobilisé une dernière fois ses fidèles. En cas de victoire, il promet une révolution alors que son pays est dans une situation économique très difficile.

AG: Nous parlerons de la réponse des Européens aux récentes décisions des Américains. En première ligne : la sortie de l'accord sur le nucléaire iranien.

HL: En France les ministres du gouvernement aux quatre coins du pays pour défendre la politique d'Emmanuel Macron. Reportage à Toulouse à la fin de ce journal. Enfin on connait les noms des 23 joueurs français qui iront à la coupe du monde de football en Russie cet été.

-----

AG: On commence ce journal par le Venezuela donc. À trois jours de l'élection présidentielle, la campagne électorale touche à sa fin pour les candidats vénézuéliens.

HL: Parmi eux : un prédicateur, un missionnaire évangéliste inconnu du grand public, Javier Bertucci. Malgré les accusations d'évasion fiscale, qui pèsent sur lui, le prêcheur a fait sensation, a impressionné les Vénézuéliens avec un discours très spirituel. De son côté, l'actuel chef de l'État et successeur d'Hugo Chávez, Nicolás Maduro, favori dans les sondages, a mobilisé une dernière fois ses troupes, ses fidèles, ses militants. Alors que le pays est en récession depuis plus de 4 ans, Nicolas Maduro promet « une révolution économique ». Achim Lippold est à Caracas pour RFI.

Oui « une révolution qui fera date dans l'histoire du pays », c'est ce qu'il a promis hier lors d'un meeting dans l'état de Bolivar. Une promesse qui laisse, Hugo, beaucoup de Vénézuéliens dubitatifs. Des Vénézuéliens préoccupés par la crise économique qui secoue le pays et par un quotidien de plus en plus lourd. Car vous savez quand on traverse Caracas par exemple on peut voir beaucoup de fils d'attente, des personnes qui font la queue pour acheter de la nourriture, pour retirer de l'argent, pour recevoir leur retraite, pour attendre le bus. « Je n'en peux plus de cette vie » c'est ce que m'a dit par exemple hier une dame, une retraitée qui attendait le bus pendant trois heures. Le bus qui devait l'amener chez elle dans la banlieue de Caracas. L'élection de dimanche ne mobilise pas les foules. C'est le moins que l'on puisse dire. Beaucoup de Vénézuéliens avec qui j'ai pu parler m'ont dit qu'ils n'allaient pas voter parce que finalement, ils ne croient pas en un vrai changement. C'est une abstention record qui s'annonce Hugo et qui devrait favoriser le président sortant et candidat Nicolas Maduro.

AG: Achim Lippold envoyé spécial de RFI à Caracas. Toujours au Venezuela Hugo, depuis la nuit dernière, une mutinerie, une révolte est en cours dans une prison de Caracas.

HL: Plus exactement dans le bâtiment qui abrite, qui héberge, les services de renseignement du gouvernement vénézuélien. Si l'on en croit les images et les photos diffusées par certains médias et réseaux sociaux, les mutins, les révoltés réagissent au lynchage d'un prisonnier politique par des prisonniers de droits communs. Pour l'instant les autorités n'ont pas communiqué sur cette affaire.

AG: La CIA, l'agence centrale du renseignement américain, a sa première directrice.

HL: Gina Haspel 61 ans devient la première femme à diriger la CIA. Pourtant, elle a créé la polémique pour avoir dirigé pendant au moins une partie de l'année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande où les détenus, suspectés d'appartenir à Al-Qaïda étaient fréquemment torturés dans un contexte post-attentat du 11 septembre 2001.

AG: En Iran le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire a déjà des conséquences économiques.

HL: Ce jeudi, la société danoise Maersk Tankers a annoncé la fin de ses activités dans le pays. Côté français, la multinationale Total serait sur le point d'abandonner son projet gazier en Iran si elle n'obtenait pas de dérogation des autorités américaines. Une dérogation c'est une exception. Alors cette position du géant pétrolier est révélatrice, caractéristique du cas de toutes les entreprises françaises et européennes installées en Iran. Ce qui pourrait profiter aux Chinois et aux Russes David Baché.

Les négociations sont complexes, mais l'équation est simple : les États-Unis pèsent plus lourd que l'Iran, pour l'immense majorité, voire l'ensemble des entreprises européennes. Et ce en dépit des investissements parfois conséquents réalisés ces dernières années dans la République islamique. Comme Total, une soixantaine d'entreprises françaises impliquées en Iran est en lien constant avec le ministère français de l'Économie, engagé dans des négociations avec Washington. La France et l'Union européenne veulent obtenir des exemptions de la part des États-Unis, pour certains contrats ou certaines entreprises en plaidant la bonne foi des entreprises qui ont investi en Iran après la signature de l'accord de 2015. Des moyens de contourner les sanctions américaines sont également à l'étude, mais la perspective de représailles fait peur. Paris a demandé aux entreprises, en attendant l'issue des discussions en cours, de ne pas prendre de décision. La Chine et la Russie, elles, se frottent les mains : également signataires de l'accord, leurs entreprises ont énormément investi en Iran depuis 2015. Nettement moins exposées sur le marché américain, la plupart n'a que faire du rétablissement des sanctions américaines. Téhéran a d'ailleurs déjà confirmé qu'en cas de retrait de Total, ses parts dans le projet gazier de South Pars seraient allouées au chinois CNPC qui, lui, n'a aucune intention de se retirer.

AG: Et justement, le dossier, du nucléaire iranien s'est invité à la table des discussions en Bulgarie, à Sofia, où les 28 dirigeants de l'Union européenne étaient réunis.

HL: Les dirigeants européens ont essayé d'apporter une réponse commune face à la politique américaine. La Commission européenne va activer demain vendredi la loi de blocage. Une loi qui permet de protéger les entreprises européennes.

AG: Le leader populiste néerlandais Geert Wilders devant la justice ce jeudi pour son procès en appelle pour discrimination.

HL: Le député d'extrême droit avait été reconnu coupable de discrimination en 2016 pour avoir promis, lors d'un rassemblement électoral en 2014, « moins de Marocains » aux Pays-Bas. Le chef d'accusation d'incitation à la haine n'avait en revanche pas été retenu en première instance « faute de preuves » avaient dit les juges, la défense et le parquet avaient en tout cas fait appel. L'allié de Marine Le Pen, connu pour ses positions anti-islam, ne va en tout cas pas changer sa stratégie. Anissa El Jabri.

Et bis repetita. Ce jeudi à l'ouverture du procès c'est l'avocat du leader du parti pour la liberté qui s'exprime en son nom. Comme lors des 3 semaines d'audience en première instance. Geert Wilders n'a pas l'intention de s'intéresser aux débats… déclaration du député d'extrême droite au quotidien populaire « de telegraaf » : « J'ai déjà vécu tout ça". Lors du précédent procès, c'est sur le réseau social twitter. Que le néerlandais s'était exprimé évoquant un « Procès politique » mené par un parquet « marionnette ». Geert Wilders pourtant condamné à aucune peine n'avait également qualifié le jugement de « complètement cinglé ». Un comportement et des propos qui avaient en tout cas renforcé sa popularité auprès de sa base électorale… c'est que le député controversé est un adepte des polémiques. Porteur aussi de propositions ancrées à l'extrême droite. Lors des législatives en 2017, il promettait si il accédait à la tête du gouvernement de procéder à la fermeture des mosquées et des écoles islamiques, confisquer les exemplaires du Coran, fermer les frontières du pays et interdire les migrants venant de pays musulmans. Geert Wilder avait au final recueilli 13% des voix, loin, très loin de la percée électorale attendue.

HL: Précisions signées Anissa El Jabri.

AG: RFI, il est 22h08 à Paris, l'actualité en France. Le gouvernement se délocalise en région un an après son entrée en fonction, l'équipe d'Édouard Philippe est en mission communication un peu partout dans le pays ce jeudi.

HL: L'objectif : expliquer les réformes et écouter les Français. Mais l'opération est risquée pour plusieurs ministres. C'est le cas d'Elisabeth Borne. La ministre des Transports a été confrontée à la grève des cheminots, des travailleurs du ferroviaire ce jeudi à Toulouse. Reportage sur place de Julien Chavanne.

Une visite de terrain, mais loin des gares et des trains. C'est le sur le terrain plus apaisé de l'aéronautique qu'Elisabeth Borne a choisi de consacrer sa délocalisation. Après l'École d'aviation, la ministre des Transports visite une usine de moteurs d'avion, juste à côté de l'aéroport de Toulouse. Une industrie qui se porte bien. Rien à voir avec le climat actuel à la SNCF. Mais le conflit social s'est invité dans ce déplacement. Une cinquantaine de manifestants de la CGT l'ont suivi toute la journée. Laurent St Supéry est cheminot. Il veut rencontrer la ministre. Il raconte n'avoir pas pu s'inscrire à la réunion organisée ce soir à la préfecture. Elisabeth Borne refuse toute idée. Pour ce débat très cadré avec Elisabeth Borne, ce soir derrière les hauts murs de la préfecture : une petite centaine de personnes, beaucoup de sympathisants, dont plusieurs Jeunes avec Macron. Julien Chavanne, Toulouse, RFI.

HL: Le sélectionneur Didier Deschamps a présenté la liste des 23 joueurs français qui joueront la coupe du monde de football en Russie cet été. Pas de surprise. Florian Thauvin et Nabil Fekir sont retenus, ainsi que Steven Nzonzi. Adrien Rabiot est suppléant, réserviste. Dimitri Payet qui s'est blessé hier en finale de Ligue Europa est quant à lui forfait, indisponible. C'est la fin de ce journal il est 22h10 ici à Paris.

Journal en français facile 17 mai 2018 Journal en français facile May 17, 2018

Hugo Lanoë: 22h à Paris à l’écoute d’RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter ce soir avec Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux: Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL: Au sommaire de cette édition : La fin de la campagne électorale au Venezuela. Les électeurs appelés aux urnes dimanche pour choisir leur nouveau président. L’actuel chef de l’état Nicolas Maduro a mobilisé une dernière fois ses fidèles. En cas de victoire, il promet une révolution alors que son pays est dans une situation économique très difficile.

AG: Nous parlerons de la réponse des Européens aux récentes décisions des Américains. En première ligne : la sortie de l’accord sur le nucléaire iranien.

HL: En France les ministres du gouvernement aux quatre coins du pays pour défendre la politique d’Emmanuel Macron. Reportage à Toulouse à la fin de ce journal. Enfin on connait les noms des 23 joueurs français qui iront à la coupe du monde de football en Russie cet été.

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AG: On commence ce journal par le Venezuela donc. À trois jours de l’élection présidentielle, la campagne électorale touche à sa fin pour les candidats vénézuéliens.

HL: Parmi eux : un prédicateur, un missionnaire évangéliste inconnu du grand public, Javier Bertucci. Malgré les accusations d’évasion fiscale, qui pèsent sur lui, le prêcheur a fait sensation, a impressionné les Vénézuéliens avec un discours très spirituel. De son côté, l’actuel chef de l’État et successeur d’Hugo Chávez, Nicolás Maduro, favori dans les sondages, a mobilisé une dernière fois ses troupes, ses fidèles, ses militants. Alors que le pays est en récession depuis plus de 4 ans, Nicolas Maduro promet « une révolution économique ». Achim Lippold est à Caracas pour RFI.

Oui « une révolution qui fera date dans l’histoire du pays », c’est ce qu’il a promis hier lors d’un meeting dans l’état de Bolivar. Une promesse qui laisse, Hugo, beaucoup de Vénézuéliens dubitatifs. Des Vénézuéliens préoccupés par la crise économique qui secoue le pays et par un quotidien de plus en plus lourd. Car vous savez quand on traverse Caracas par exemple on peut voir beaucoup de fils d’attente, des personnes qui font la queue pour acheter de la nourriture, pour retirer de l’argent, pour recevoir leur retraite, pour attendre le bus. « Je n’en peux plus de cette vie » c’est ce que m’a dit par exemple hier une dame, une retraitée qui attendait le bus pendant trois heures. Le bus qui devait l’amener chez elle dans la banlieue de Caracas. L’élection de dimanche ne mobilise pas les foules. C’est le moins que l’on puisse dire. Beaucoup de Vénézuéliens avec qui j’ai pu parler m’ont dit qu’ils n’allaient pas voter parce que finalement, ils ne croient pas en un vrai changement. C’est une abstention record qui s’annonce Hugo et qui devrait favoriser le président sortant et candidat Nicolas Maduro.

AG: Achim Lippold envoyé spécial de RFI à Caracas. Toujours au Venezuela Hugo, depuis la nuit dernière, une mutinerie, une révolte est en cours dans une prison de Caracas.

HL: Plus exactement dans le bâtiment qui abrite, qui héberge, les services de renseignement du gouvernement vénézuélien. Si l’on en croit les images et les photos diffusées par certains médias et réseaux sociaux, les mutins, les révoltés réagissent au lynchage d’un prisonnier politique par des prisonniers de droits communs. Pour l’instant les autorités n’ont pas communiqué sur cette affaire.

AG: La CIA, l’agence centrale du renseignement américain, a sa première directrice.

HL: Gina Haspel 61 ans devient la première femme à diriger la CIA. Pourtant, elle a créé la polémique pour avoir dirigé pendant au moins une partie de l’année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande où les détenus, suspectés d’appartenir à Al-Qaïda étaient fréquemment torturés dans un contexte post-attentat du 11 septembre 2001.

AG: En Iran le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire a déjà des conséquences économiques.

HL: Ce jeudi, la société danoise Maersk Tankers a annoncé la fin de ses activités dans le pays. Côté français, la multinationale Total serait sur le point d’abandonner son projet gazier en Iran si elle n’obtenait pas de dérogation des autorités américaines. Une dérogation c’est une exception. Alors cette position du géant pétrolier est révélatrice, caractéristique du cas de toutes les entreprises françaises et européennes installées en Iran. Ce qui pourrait profiter aux Chinois et aux Russes David Baché.

Les négociations sont complexes, mais l’équation est simple : les États-Unis pèsent plus lourd que l’Iran, pour l’immense majorité, voire l’ensemble des entreprises européennes. Et ce en dépit des investissements parfois conséquents réalisés ces dernières années dans la République islamique. Comme Total, une soixantaine d’entreprises françaises impliquées en Iran est en lien constant avec le ministère français de l’Économie, engagé dans des négociations avec Washington. La France et l’Union européenne veulent obtenir des exemptions de la part des États-Unis, pour certains contrats ou certaines entreprises en plaidant la bonne foi des entreprises qui ont investi en Iran après la signature de l’accord de 2015. Des moyens de contourner les sanctions américaines sont également à l’étude, mais la perspective de représailles fait peur. Paris a demandé aux entreprises, en attendant l’issue des discussions en cours, de ne pas prendre de décision. La Chine et la Russie, elles, se frottent les mains : également signataires de l’accord, leurs entreprises ont énormément investi en Iran depuis 2015. Nettement moins exposées sur le marché américain, la plupart n’a que faire du rétablissement des sanctions américaines. Téhéran a d’ailleurs déjà confirmé qu’en cas de retrait de Total, ses parts dans le projet gazier de South Pars seraient allouées au chinois CNPC qui, lui, n’a aucune intention de se retirer.

AG: Et justement, le dossier, du nucléaire iranien s’est invité à la table des discussions en Bulgarie, à Sofia, où les 28 dirigeants de l’Union européenne étaient réunis.

HL: Les dirigeants européens ont essayé d’apporter une réponse commune face à la politique américaine. La Commission européenne va activer demain vendredi la loi de blocage. Une loi qui permet de protéger les entreprises européennes.

AG: Le leader populiste néerlandais Geert Wilders devant la justice ce jeudi pour son procès en appelle pour discrimination.

HL: Le député d’extrême droit avait été reconnu coupable de discrimination en 2016 pour avoir promis, lors d’un rassemblement électoral en 2014, « moins de Marocains » aux Pays-Bas. Le chef d’accusation d’incitation à la haine n’avait en revanche pas été retenu en première instance « faute de preuves » avaient dit les juges, la défense et le parquet avaient en tout cas fait appel. L’allié de Marine Le Pen, connu pour ses positions anti-islam, ne va en tout cas pas changer sa stratégie. Anissa El Jabri.

Et bis repetita. Ce jeudi à l’ouverture du procès c’est l’avocat du leader du parti pour la liberté qui s’exprime en son nom. Comme lors des 3 semaines d’audience en première instance. Geert Wilders n’a pas l’intention de s’intéresser aux débats… déclaration du député d’extrême droite au quotidien populaire « de telegraaf » : « J’ai déjà vécu tout ça". Lors du précédent procès, c’est sur le réseau social twitter. Que le néerlandais s’était exprimé évoquant un « Procès politique » mené par un parquet « marionnette ». Geert Wilders pourtant condamné à aucune peine n’avait également qualifié le jugement de « complètement cinglé ». Un comportement et des propos qui avaient en tout cas renforcé sa popularité auprès de sa base électorale… c’est que le député controversé est un adepte des polémiques. Porteur aussi de propositions ancrées à l’extrême droite. Lors des législatives en 2017, il promettait si il accédait à la tête du gouvernement de procéder à la fermeture des mosquées et des écoles islamiques, confisquer les exemplaires du Coran, fermer les frontières du pays et interdire les migrants venant de pays musulmans. Geert Wilder avait au final recueilli 13% des voix, loin, très loin de la percée électorale attendue.

HL: Précisions signées Anissa El Jabri.

AG: RFI, il est 22h08 à Paris, l’actualité en France. Le gouvernement se délocalise en région un an après son entrée en fonction, l’équipe d’Édouard Philippe est en mission communication un peu partout dans le pays ce jeudi.

HL: L’objectif : expliquer les réformes et écouter les Français. Mais l’opération est risquée pour plusieurs ministres. C’est le cas d’Elisabeth Borne. La ministre des Transports a été confrontée à la grève des cheminots, des travailleurs du ferroviaire ce jeudi à Toulouse. Reportage sur place de Julien Chavanne.

Une visite de terrain, mais loin des gares et des trains. C’est le sur le terrain plus apaisé de l’aéronautique qu’Elisabeth Borne a choisi de consacrer sa délocalisation. Après l’École d’aviation, la ministre des Transports visite une usine de moteurs d’avion, juste à côté de l’aéroport de Toulouse. Une industrie qui se porte bien. Rien à voir avec le climat actuel à la SNCF. Mais le conflit social s’est invité dans ce déplacement. Une cinquantaine de manifestants de la CGT l’ont suivi toute la journée. Laurent St Supéry est cheminot. Il veut rencontrer la ministre. Il raconte n’avoir pas pu s’inscrire à la réunion organisée ce soir à la préfecture. Elisabeth Borne refuse toute idée. Pour ce débat très cadré avec Elisabeth Borne, ce soir derrière les hauts murs de la préfecture : une petite centaine de personnes, beaucoup de sympathisants, dont plusieurs Jeunes avec Macron. Julien Chavanne, Toulouse, RFI.

HL: Le sélectionneur Didier Deschamps a présenté la liste des 23 joueurs français qui joueront la coupe du monde de football en Russie cet été. Pas de surprise. Florian Thauvin et Nabil Fekir sont retenus, ainsi que Steven Nzonzi. Adrien Rabiot est suppléant, réserviste. Dimitri Payet qui s’est blessé hier en finale de Ligue Europa est quant à lui forfait, indisponible. C’est la fin de ce journal il est 22h10 ici à Paris.