×

Wir verwenden Cookies, um LingQ zu verbessern. Mit dem Besuch der Seite erklärst du dich einverstanden mit unseren Cookie-Richtlinien.


image

Les mots de l'actualité (2009), BOUCLE   2009-07-10

BOUCLE 2009-07-10

Le Tour de France, fête annuelle de l'été, est commencé depuis quelques jours : une nouvelle grande boucle. C'est ainsi, en effet, que d'une façon familière et traditionnelle on le surnomme, même si techniquement, ce n'est pas absolument juste. Un départ à Monaco et une arrivée à Paris, ça ne fait pas exactement une boucle, mais qu'importe, l'expression est restée. Ce mot de « boucle », qui n'a l'air de rien, a en fait toute une série de sens différents. Le terme évoque d'abord un genre d'anneau, de circuit, qui n'est pas forcément tout à fait circulaire, mais qui en principe se mord la queue, c'est-à-dire qu'il se termine là où il a commencé, qu'il est fait d'une ligne fermée. Mais bien souvent, le mot est utilisé assez souplement. On parle de la boucle d'un nœud coulant – on a l'impression qu'on est dans une application littérale du mot. Mais on parle aussi de la boucle d'une rivière. Il s'agit d'un méandre, d'un arrondi de son fleuve qui, bien sûr, reste ouvert. On parle aussi de boucles d'oreille. On ferait peut-être mieux de parler de pendants d'oreille, comme on le faisait jadis, car tous ces bijoux ne présentent pas de formes totalement arrondies. Tout ça pour dire que ce terme a quelque chose d'assez tolérant. Une boucle, c'est plutôt arrondi, et voilà. D'autant que l'un des principaux emplois du mot renvoie aux cheveux. Une boucle de cheveux revient sur elle-même, c'est ce qui en fait le charme. Mais elle s'ouvre facilement. Le verbe « boucler » a d'ailleurs un sens particulier en relation avec les cheveux. On dit de quelqu'un qu'il ou qu'elle boucle naturellement. « Boucler » signifie donc avoir les cheveux bouclés, les cheveux qui prennent spontanément cette forme.

Et puis une boucle, c'est aussi la partie arrondie qui permet de fermer une ceinture ou une courroie. « Boucler » veut donc dire fermer une ceinture, ou même autre chose : boucler ses bagages, et par extension boucler un dossier, un travail, c'est-à-dire le terminer. Et même en argot, « boucle-la » signifie ferme-la, c'est-à-dire tais-toi. Très argotique, mais il faut quand même comprendre.

Dernière expression pour finir, à la mode depuis quelques années : « en boucle », c'est-à-dire à répétition. Passer une chanson ou un reportage en boucle sur un média, c'est le diffuser en continu. Dès qu'il est fini, il repasse. En boucle signifie donc, par extension, tout le temps, inlassablement.

« Travaille, l'examen approche, tu ne seras jamais prêt ! ». Ma mère me dit ça en boucle depuis quelques jours : elle me le dit tout le temps et sur tous les tons. Pas exactement tout le temps, mais toutes les heures. Et la plupart du temps, si on utilise cette expression, c'est avec une pointe d'agacement. Coproduction du Centre national de Documentation Pédagogique. http://www.cndp.fr/


BOUCLE   2009-07-10

Le Tour de France, fête annuelle de l'été, est commencé depuis quelques jours : une nouvelle grande boucle. C'est ainsi, en effet, que d'une façon familière et traditionnelle on le surnomme, même si techniquement, ce n'est pas absolument juste. Un départ à Monaco et une arrivée à Paris, ça ne fait pas exactement une boucle, mais qu'importe, l'expression est restée. Ce mot de « boucle », qui n'a l'air de rien, a en fait toute une série de sens différents. Le terme évoque d'abord un genre d'anneau, de circuit, qui n'est pas forcément tout à fait circulaire, mais qui en principe se mord la queue, c'est-à-dire qu'il se termine là où il a commencé, qu'il est fait d'une ligne fermée. Mais bien souvent, le mot est utilisé assez souplement. On parle de la boucle d'un nœud coulant – on a l'impression qu'on est dans une application littérale du mot. Mais on parle aussi de la boucle d'une rivière. Il s'agit d'un méandre, d'un arrondi de son fleuve qui, bien sûr, reste ouvert. On parle aussi de boucles d'oreille. On ferait peut-être mieux de parler de pendants d'oreille, comme on le faisait jadis, car tous ces bijoux ne présentent pas de formes totalement arrondies. Tout ça pour dire que ce terme a quelque chose d'assez tolérant. Une boucle, c'est plutôt arrondi, et voilà. D'autant que l'un des principaux emplois du mot renvoie aux cheveux. Une boucle de cheveux revient sur elle-même, c'est ce qui en fait le charme. Mais elle s'ouvre facilement. Le verbe « boucler » a d'ailleurs un sens particulier en relation avec les cheveux. On dit de quelqu'un qu'il ou qu'elle boucle naturellement. « Boucler » signifie donc avoir les cheveux bouclés, les cheveux qui prennent spontanément cette forme.

Et puis une boucle, c'est aussi la partie arrondie qui permet de fermer une ceinture ou une courroie. « Boucler » veut donc dire fermer une ceinture, ou même autre chose : boucler ses bagages, et par extension boucler un dossier, un travail, c'est-à-dire le terminer. Et même en argot, « boucle-la » signifie ferme-la, c'est-à-dire tais-toi. Très argotique, mais il faut quand même comprendre.

Dernière expression pour finir, à la mode depuis quelques années : « en boucle », c'est-à-dire à répétition. Passer une chanson ou un reportage en boucle sur un média, c'est le diffuser en continu. Dès qu'il est fini, il repasse. En boucle signifie donc, par extension, tout le temps, inlassablement.

« Travaille, l'examen approche, tu ne seras jamais prêt ! ». Ma mère me dit ça en boucle depuis quelques jours : elle me le dit tout le temps et sur tous les tons. Pas exactement tout le temps, mais toutes les heures. Et la plupart du temps, si on utilise cette expression, c'est avec une pointe d'agacement. Coproduction du Centre national de Documentation Pédagogique. http://www.cndp.fr/