Pourquoi je vis au Mexique ? - #27 (1)
Vous écoutez le podcast FLUIDITÉ, épisode numéro 27. Aujourd'hui, je vais continuer
à vous raconter mon histoire personnelle et vous expliquer pourquoi je vis au Mexique
en vous donnant mon retour sur l'espagnol qui vous servira en français, alors restez
à l'écoute !
Bonjour et
bienvenue dans ce vingt-septième épisode. J'espère que vous allez bien.
Cette semaine, je vais me confier un peu et je vais vous raconter la suite de mes aventures
personnelles. Dans l'épisode 3 de mon histoire, je vous
disais que j'avais commencé à apprendre le portugais quand j'étais en Colombie.
Le voyage en Colombie était le dernier pays de mon tour d'Amérique du Sud. Ça devait
être un tour du continent américain entier jusqu'au Canada, mais je me suis arrêté
en Colombie. Bon, en résumé, je suis tombé amoureux
de l'Amérique latine. Après la Colombie, j'ai dû revenir en Europe parce que j'avais
épuisé mes économies de voyages. Je suis donc retourné en France. J'étais
à l'époque hébergé chez mon meilleur ami. Le problème, c'est que j'avais toujours
envie de voyager, mais je n'avais plus les moyens financiers.
Donc, j'ai décidé de chercher un volontariat sur le site “workaway”. Si vous ne le
connaissez pas, c'est un site qui permet de trouver des volontariats partout dans le
monde entre particuliers, ou d'entreprise vers particuliers. Les gens publient des annonces
recherchant des volontaires pour réaliser un projet, une tâche, une activité. Les
volontaires tombent sur les annonces et postulent. Le volontariat n'est généralement pas
payé, mais en contrepartie, les gens vont au minimum héberger le volontaire et très
souvent, le nourrir. Donc en clair, contre environ 25 heures de travail par semaine,
le volontaire va être au minimum logé gratuitement et s'il est nourri, il ne paiera rien pour
vivre ou presque rien. Et il y a des annonces dans tous les pays, on a juste à payer le
transport et c'est tout ! On peut voyager gratuitement un peu partout sur la planète.
Je suis donc allé faire du volontariat dans un hostel. Je venais d'apprendre l'anglais
et l'espagnol, donc j'étais pressé de pouvoir parler à tout le monde dans ces 2
langues ! Je suis parti travailler dans un hostel à
Budapest. Alors le mot “hostel”, n'existe pas en français, on dit “une auberge de
jeunesse”. Mais je dis toujours hostel pour simplifier et souvent les Français ne savent
pas trop ce que c'est car le concept n'existe pas beaucoup en France. Par exemple à Bordeaux,
il y a peut-être, il y a moins de 10 hostels, il y a moins de 5 hostels je pense et à Paris
il y en a peut-être moins de 10. Donc je ne sais pas pourquoi, mais en tout cas il
n'y a pas beaucoup d'hostels, d'auberges de jeunesse en France.
Budapest fait partie des pays les moins chers d'Europe, et on m'avait souvent parlé de
cette ville en bien. On m'avait dit que c'était une très jolie ville. Et en même
temps, j'ai décidé de commencer à faire une activité sur internet. Je m'étais
inscrit sur un site de travail en freelance. Je voulais trouver du travail à faire sur
internet pendant mon temps libre, pendant que je ne travaillais pas pour l'hostel,
puisque je n'avais que 25 heures par semaine. En gros, je voulais avoir des revenus sans
rien dépenser pour économiser au maximum pour d'autres voyages. Je suis resté 2
mois à Budapest et ensuite je suis parti faire la même chose à Lisbonne. Je voulais
un peu plus de chaleur que l'hiver glacial de Budapest (parce que je suis arrivé à
Budapest en janvier, brrrr..). Je voulais aussi pratiquer mon portugais, que je voulais
reprendre ! Parce que, souvenez-vous, je disais dans l'épisode 3 que j'avais essayé
le portugais pendant que j'apprenais l'espagnol. Et en fait, c'était un échec. Je voulais
faire deux langues presque en même temps et ce n'est pas du tout bon, ce n'est
pas du tout conseillé. Je suis aussi resté 2 mois à Lisbonne et
au final, le temps était gris ! Il n'a pas fait beau du tout ! Donc, j'y suis allé
un peu pour le soleil parce que je sais qu'il fait toujours beau. Mais, pas là !
À Lisbonne, il y a beaucoup de Brésiliens et je parlais beaucoup avec eux, mais je n'arrivais
pas à comprendre les Portugais parce que l'accent n'est pas le même. Donc pour
moi, c'est beaucoup plus facile de comprendre les Brésiliens que de comprendre les Portuguais.
L'accent n'est vraiment pas le même. Et même parfois pour les Brésiliens, c'est
compliqué de comprendre les Portugais. Et dans l'hôtel où je travaillais, on se
parlait en anglais, donc je n'ai pas vraiment pu développer mon portugais comme je l'aurais
voulu, comme je l'aurais pensé. J'ai rencontré beaucoup de mexicains durant
ces 2 voyages ils m'ont toujours invité à venir visiter le pays. Quand je leur expliquait
mon tour d'Amérique du Sud, ils me répétaient qu'il fallait que je connaisse le Mexique.
Donc j'avais vraiment envie d'y aller faire un tour.
Je suis donc parti au Mexique en juin 2018 après être passé par les Etats-Unis pour
voir une partie de ma famille à Chicago et ensuite je suis descendu directement au Mexique.
J'y suis resté 3 mois et quand je suis arrivé, je me suis rendu compte que j'avais
un peu perdu de mon espagnol. Depuis mon départ de Colombie jusqu'au Mexique, il s'étaient
écoulés plus de 6 mois sans vraiment le pratiquer.
J'ai pu retrouver le niveau que j'avais, mais j'ai compris que ce que j'avais appris
en 9 mois, n'était pas assez consolidé et que ces connaissances pouvaient se perdre
très rapidement. Alors j'ai adoré le Mexique, tout comme
la Colombie. Et je cherchais un pays pour y rester, pour m'y installer, à la recherche
de soleil, qui manque un peu en France en dehors de l'été.
J'avais donc en tête le Mexique et la Colombie. J'avais déjà des amis à Bogota, donc
c'est là-bas que j'ai choisi d'aller en premier pour tester une nouvelle vie, juste
après mon voyage au Mexique. Et mon voyage au Mexique a duré 3 mois.
Quand je suis arrivé en Colombie, j'ai tout de suite trouvé un travail de professeur
de français dans un institut privé. En fait, c'est dans cet institut de langue que travaillait
cet ami qui habitait à Bogota. Un jour avant que j'arrive à Bogota, il leur avait demandé
s'ils avaient besoin d'un professeur de français. Ils ont dit oui et m'ont donné
un entretien pour le lendemain de mon arrivée. Après avoir passé l'entretien, j'ai
cherché une chambre dans un appartement. Alors en Colombie, c'est vraiment très
facile de trouver une colocation, pas besoin de documents particuliers. Simplement une
caution et c'est bon. Donc j'ai trouvé une chambre en 3 jours.
En résumé, en l'espace de 5 jours, en Colombie, j'avais trouvé un travail et
une chambre. Donc c'était vraiment facile, c'était vraiment bien.
Mais je dois avouer que c'était difficile pour moi de travailler 48 heures par semaines
au rythme colombien. J'étais habitué à en faire 35 quand je vivais en France et 25
quand j'étais volontaire. J'ai donc décidé de donner des cours particuliers
et c'est comme ça que j'ai créé ma méthode et c'est comme ça que j'ai créé
mon site internet. Le seul problème c'est que, pour avoir
un visa de travail en Colombie, il faut certaines conditions que je ne remplissaient pas en
étant à mon compte. J'ai longtemps cherché à obtenir un visa sans travailler dans une
entreprise colombienne, mais je n'ai pas trouvé la solution.
Je savais que c'était différent au Mexique et qu'on pouvait y rester plus facilement.
Après avoir vécu en Colombie et après avoir épuisé mes jours de visa, je ne pouvais
plus y rester légalement. Donc, j'ai décidé de tout changer et de partir tenter l'aventure
au Mexique. Je connaissais du monde à Guadalajara et
j'avais bien aimé la ville quand je voyageais, donc j'ai choisi cette destination en premier.
J'ai demandé à une amie sur place si elle pouvait m'aider à trouver une colocation.
Elle voulait aussi changer de chambre et elle m'a trouvé un place libre dans le même
immeuble où elle allait habiter aussi, donc génial. J'ai visité l'appartement et
la chambre par appel vidéo Whatsapp depuis la Colombie quand j'étais encore là-bas
! Après avoir envoyé la caution par internet, par Paypal, j'avais ma chambre réservée
avant d'arriver au Mexique. Ca fait maintenant 1 an et demi que j'y
suis et j'adore vraiment ce pays. Il y a du soleil toute l'année, les gens
sont très positifs et accueillants, très sympas.
On peut aller à la plage toute l'année, je m'y plait beaucoup. J'ai rencontré
ma fiancée l'an dernier, donc tout se passe pour le mieux.
Ce qui est marrant, ce qui est drôle, c'est que j'ai réussi à récupérer mon niveau
d'espagnol grâce à ces quelques mois en Colombie, mais l'argot que j'avais appris
n'était pas le même qu'au Mexique. Évidemment, l'espagnol de base est le même, mais pas
l'argot entre les pays. Donc je me suis rendu compte que l'argot s'apprend uniquement
sur place et qu'il n'est pas le même d'un pays à l'autre, d'une région
à l'autre. Il évolue avec le temps, avec les gens, avec les époques.
C'est pour ça que je n'enseigne pas l'argot à mes étudiants, je leur enseigne le français,
on va dire “neutre”. Si je leur enseigne des mots d'argot français
que je connais, ce ne seront pas tous les mêmes selon l'endroit de la francophonie
où ils iront. Ce ne seront pas les mêmes selon la région française, selon le département,
etc. Donc j'ai laissé de côté l'argot et
les expressions colombiennes pour apprendre naturellement l'argot que j'entends ici
au Mexique. Avec ma fiancée, on vit chez ses parents
depuis quelques mois, à cause de la crise du covid ,et le fait de vivre chez ses parents,
j'apprends énormément d'argot. Au début, j'avais du mal à comprendre quand sa famille
parlait entre eux, parce que les discussions entre natifs sont les plus compliquées à
comprendre. Donc, ne vous inquiétez pas et ne soyez pas
frustrés si vous ne comprenez pas les natifs qui parlent entre eux quand vous débutez
dans une langue ou même avec un niveau intermédiaire. Quand ils vous parleront, ils utiliseront
moins d'argot parce qu'is savent que vous êtes débutants ou intermédiaires. Mais
entre eux, ils se comprennent en parlant très vite, en mâchant les mots, en n'articulant
pas beaucoup et en utilisant beaucoup d'argot local, voire même familial. Ce n'est pas
forcément l'argot en fait entre deux familles. Donc c'est intéressant en terme de langue,
d'avoir vécu dans un pays hispanophone, puis dans un autre. Je me rends compte que
certaines choses ne s'apprennent que quand on est au contact des natifs sur place, mais
le coeur de la langue peut s'apprendre en dehors.
Je me rends compte que les 9 premiers mois de mon espagnol ont été vite oubliés sans
immersion ni pratique, mais que ça revient assez vite si on se remet dans le bain, si
on reprend ses habitudes.
Voilà, c'est tout pour cet épisode. Vous êtes libres de vous abonner au podcast
sur Spotify, je fais au minimum un podcast par semaine et soit on parle de culture française
intéressante, soit on parle d'astuces pour votre fluidité.
Et vous pourrez avoir la transcription écrite de l'épisode, ce qui est très pratique
si vous êtes débutants, ou si vous voulez réécouter l'épisode une deuxième fois
en lisant le texte et en cherchant les mots que vous ne connaissez pas, par exemple. Vous
pourrez même traduire la transcription dans votre propre langue avec votre navigateur,
comme ça vous pourrez écouter l'audio en français et, en même temps, lire la transcription
dans votre langue.
Et n'oubliez pas que si vous voulez écouter du français, je vous propose toujours un
guide gratuit de contenus et d'outils, de plus de 90 pages avec les séries, les chaînes
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en français avec les liens cliquables directement dans le PDF. Donc vous allez sur lefranchute.com/es